Rapport de l'Igas sur les centres de soins infirmiers, une méconnaissance globale

Par contact@filessonne.eu :: 17/01/2007 à 16:06 :: Divers
 
Un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), mis en ligne récemment sur le site de la Documentation française, souligne la méconnaissance globale des centres de soins infirmiers (CSI). Commandité par le ministre de la Santé et des Solidarités en novembre 2005, ce rapport, présenté par Anne-Marie Léger et Huguette Mauss, inspectrices à l'Igas, fait suite aux alertes adressées par les fédérations des centres de soins infirmiers au ministre.
Un état des lieux de ces structures, qui restent peu connues, est ainsi dressé et leurs difficultés financières soulignées. Rappelant l'absence de coordination entre les décideurs locaux et notamment la multiplicité des interlocuteurs nationaux, l'Igas préconise la mise en place d'une instance de coordination nationale et propose de créer un outil partagé entre l'État et l'Assurance maladie pour mieux rendre compte et exploiter les rapports d'activité annuelle des CSI. Elle invite également à encourager les initiatives locales pour mutualiser les expériences. Les CSI se situent à la charnière du sanitaire et du social, précise l'Igas, puisqu'«ils interviennent dans plusieurs domaines». Outre l'exercice de soins à domicile, les CSI revendiquent un exercice différent des infirmiers libéraux reposant sur une prise en charge globale, avec une dimension sociale. Ils jouent un rôle de relais avec les intervenants sociaux ou avec les centres locaux d'information et de coordination (Clic). Les CSI, qui sont une des formes particulières des centres de santé, sont créés et gérés par des organismes à but non lucratif, ou par des collectivités territoriales, souvent d'origine congréganiste, mutualiste, ou de grandes associations comme la Croix rouge française, ou l'association Aide à domicile en milieu rural (ADMR). Le principe de financement des CSI est la rémunération à l'acte. Le personnel des centres est constitué d'infirmiers salariés, le minimum étant fixé à deux infirmiers équivalents temps plein (ETP). Les actes qu'ils effectuent sont tarifés sur la même base que les actes effectués par les infirmiers libéraux, précise le rapport. À la différence des centres de santé polyvalents, les CSI sont majoritairement implantés dans des territoires plutôt ruraux ou dans des zones urbaines ou périurbaines où se trouvent des publics en difficulté. Concernant les effectifs infirmiers de ces structures, la Drees a recensé 4 922 infirmiers en CSI en 2006, contre 2 942 en 2000. Noémie Legendre Source : rapport n° RM2006-176P-Novembre 2006, consultable sur le site de la documentation française: http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/064000901/0000.pdf

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