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COMMUNIQUE
En effet, selon la future convention prévue par l’UNCAM, et qui fera force de loi durant cinq ans, les infirmières à domicile pourraient se voir interdire le conventionnement dans certaines zones géographiques. Ce qui signifie, en clair, qu’elles ne pourront plus s’installer à l’endroit de leur choix. Cette mesure, envisagée pour lutter contre les problèmes d’inégalités d’accès aux soins dans certains bassins de vie, est non seulement illégale, mais ne repose, en plus, sur aucun état des lieux réel de la situation. Enfin, encore une fois, les infirmières à domicile paieraient le prix fort… alors que les médecins se sont vus confirmer par Mme Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé, qu’ils ne seraient aucunement soumis à de telles mesures coercitives.
Par ailleurs, alors que le nouveau pouvoir politique incite à « travailler plus pour gagner plus », l’UNCAM propose aux infirmières à domicile de « travailler plus pour gagner moins ». Aucune rémunération suplémentaire n’est ainsi prévue en contre-partie des responsabilités accrues engagées en cas de prescription (droit acquis le 14 avril 2007), ni pour le suivi des pathologies chroniques prévus par le plan Philippe Bas du 24 avril 2007 (15 millions de personnes concernées). Enfin, si les infirmières à domicile pourront désormais, selon les propositions de l’UNCAM, réaliser seules la campagne de vaccination anti-grippale hors primo-injection (8,85 millions de personnes concernées)… aucune rémunération supplémentaire n’est aussi prévue. Et ce, alors que l’adhésion de la profession à cette seule dernière mesure permettra une économie de plus de 159 millions d’euros à l’UNCAM, au titre des consultations médicales non réalisées.
Le Sniil, syndicat responsable, regrette que l’ensemble des propositions structurantes et constructives qu’il avait émises sur tous ces sujets n’aient jamais été abordées. Dans ce contexte, il appelle l’UNCAM à engager de réelles vraies négociations. Faute de quoi, le Sniil se réserve le droit de décider de l’avenir de son engagement dans une convention transformée en contrat de dupes.
Contact presse :
Annick Touba
Présidente Nationale Sniil